Mommy

Publié le par JaneM

Mommy

Mommy, prix du jury Cannes 2014, nommés dans diverses catégories, pas loin de 5 étoiles dans toutes les critiques, qualifié plus d'une fois de chef d'oeuvre, et fortement recommandé par plusieurs personnes. Mommy, donc, c'est ce film de Xavier Dolan, que je viens de finir. Alors aimé? pas aimé? Je ne sais pas trop...

Synopsis: Une veuve mono-parentale hérite de la garde de son fils, un adolescent TDAH impulsif et violent. Au coeur de leurs emportements et difficultés, ils tentent de joindre les deux bouts, notamment grâce à l’aide inattendue de l’énigmatique voisine d’en face, Kyla. Tous les trois, ils retrouvent une forme d’équilibre et, bientôt, d’espoir.

Le synospis d'Allociné va vite en besogne en oubliant le contexte qui nous est présenté au début du film: un nouveau gouvernement, de nouvelles lois, un 2015 "futuriste" où un parent peut "donner" son enfant atteint de troubles comportementaux à des institutions spécialisées qui en prendront l'entière responsabilité. Pour faire simple, un parent peut se débarasser de son rejeton encombrant et mal élevé en toute légalité et sans aucune conséquence (bonne idée? ça donne à réfléchir?). C'est donc dans ce contexte, qu'une mère isolée (veuve) va récupérer son fils à l'hôpital privé auquel elle l'avait confié. Steve (le fils, Antoine-Olivier Pilon) est censé aller mieux, Diane (la mère, Anne Dorval) censée pouvoir l'élever. Mais Steve souffre bel et bien de problèmes comportementaux et pas des moindres: hyperactivité, violence, démence? Mais ce qu'on retiendra surtout c'est que c'est un sale gosse mal élevé, un peu taré et raciste, qui souffre de la mort de son père et  du manque de confiance de sa mère. On suit donc l'histoire de ce duo mère-fils auquel vient s'ajouter le personnage de Kyla (Suzanne Clément), la voisine bègue, ancienne enseignante, qui suit son mari là où l'ammène son travail, sans jamais vraiment être heureuse.

Alors évidemment il y a du positif dans ce film, sans quoi il n'aurait pas été si souvent qualifié de chef d'oeuvre: le jeu des acteurs est parfait, particulièrement celui du jeune Antoine-Olivier Pilon; la bande originale colle parfaitement à chaque instant du film (oui même le passage Céline Dion, icône nationale), des scènes d'une émotion très juste et touchante, de belles images...
Mais, il y a aussi du négatif, et pour moi ce dernier l'emporte légèrement sur les plus. Le film est long, à cause de certaines scènes inutiles, qui traînent en longueur et font qu'on se désintéresse du film, l'esprit s'égare et après presque 2h on attend la fin avec impatience. Je l'ai évidemment regardé en vostfr parce que le Québécois c'est bien mais je suis loin de le comprendre réellement, la traduction française était donc nécessaire mais je ne suis pas sûre qu'elle ait toujours été bien faite et certains mots m'ont paru vraiment incongrus dans la bouche des personnages. Et puis quand on comprend quand même la moitié du film et qu'on a les sous-titres c'est perturbant. Autre point négatif, le format d'image carré 1:1, non seulement c'est déstabilisant car inhabituel mais je ne trouve pas que ça ajoute quoique ce soit au film. Même si je comprends l'idée d'exposer les sentiments dans des portraits, ça m'a gêné. On peut le voir comme une qualité, on se sent enfermé comme les personnages mais sur la longueur c'est trop. Mes sentiments sont restés au placard, j'ai soufflé maintes fois comme si le film allait se terminer plus vite grâce à ça! Mais j'ai quand même aimé la fin, j'ai douté, j'ai ressenti, la colère, l'incompréhension, le soulagement aussi.

Je ne vais pas conclure sur bon film ou pas, je ne dirai pas "passez votre chemin" ou "regardez-le absolument", car le ressenti sur ce film particulièrement est très personnel, à chacun de voir donc...

 

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