L'Adieu aux armes, Ernest Hemingway

Publié le par JaneM

L'Adieu aux armes, Ernest Hemingway

Quand les individus affrontent le monde avec tant de courage, le monde ne peut les briser qu'en les tuant. Et naturellement, il les tue. Le monde brise les individus, et, chez beaucoup, il se forme un cal à l'endroit de la fracture; mais ceux qui ne veulent pas se laisser briser, alors, ceux-là, le monde les tue. Il tue indifféremment les très bons et les très doux et les très braves. Si vous n'êtes pas parmi ceux-là, il vous tuera aussi, mais en ce cas il y mettra le temps.

L'Adieu aux armes

Cela fait longtemps, trop longtemps que je n'ai pas émis mon avis sur mes derniers livres lus. Je prends donc un peu de temps aujourd'hui et je commence par L'Adieu aux armes d'Ernest Hemingway, grand classique de la littérature anglo-saxone, terminé hier soir.

L'histoire: Frédéric Henry, jeune Américain volontaire dans les ambulances sur le front d'Italie, pendant la Première Guerre mondiale, est blessé et s'éprend de son infirmière, Catherine Barkley. Avec Catherine, enceinte, il tente de fuir la guerre et de passer en Suisse, où le destin les attend. Un des meilleurs romans de guerre. Un des plus grands romans d'amour.

Il est dit dans le résumé éditeur "un des meilleurs romans de guerre. Un des plus

grands romans d'amour". C'est assez vrai pour la première remarque, L'Adieu

aux armes est l'un des plus grands romans de guerre que j'ai eu l'occasion de

lire, on y découvre différents aspects de la 1ère Guerre Mondiale: les mutilations

volontaires, les fusillades des "traîtres", les déserteurs... tout pour fuir la

guerre, pour fuir le front; sans pour autant n'être jamais réellement au front

avec Frédéric Henry. L'auteur nous emmène dans une autre réalité de la guerre,

celle qui dure et qui fait partie du quotidien, celle qui rend cynique, froid et

désabusé.

Quant au plus grand roman d'amour, je reste un peu partagée sur cette réalité.

C'est une belle histoire certes, mais le personnage de Catherine Barkley m'a un

peu laissée indifférente, elle m'a paru un peu idiote et superficielle par moments,

même si on doit évidemment remettre cette histoire dans son contexte

historique. Mais j'ai eu un peu de mal à accrocher à cette histoire d'amour qui

m'a semblé manquer de passion réelle (surtout au cours de dialogues). L'Adieu

aux armes reste toutefois un très beau roman, avec une écriture de grande

qualité. Un classique à lire.

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